Dans les coulisses de l'usine


  

 

 

 

 

 

 

 

Fuyant l’invasion allemande en 1870, les Ober, une famille alsacienne, franchissent les Vosges en 1871 pour s’installer dans la Meuse, à quelques kilomètres de Bar-le-Duc. C’est ici qu’ils ont lancé leur scierie spécialisée dans le tranchage de bois. Une activité très technique que le groupe a fini par abandonner au début des années 2000, pour se consacrer à ce qui a fait sa renommée dans le monde entier : la stratification du bois. Si le groupe Ober Surfaces s’est largement diversifié avec ses cinq marques distinctes allant de la menuiserie (Marotte) aux panneaux de béton (Concrete LCDA), l’entité Oberflex opère toujours sur le site originel, en Lorraine, dans la stratification de panneaux de bois issues de plus de 80 essences plus ou moins rares.

Cet automne, le groupe a ouvert les portes de son usine originelle à IDEAT.fr. L’occasion de découvrir un processus de fabrication complexe qui repose avant tout sur la précision des différents métiers, qui travaillent une matière première demeurée vivante. C’est ainsi plus d’un million de mètre carrés de panneaux qui sortent de l’usine chaque année pour habiller des intérieurs dans le monde entier. Et si le groupe français récemment récompensé du label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) a résisté à la concurrence étrangère, c’est parce qu’elle a opéré un virage design dès 2007 en s’associant au studio 5.5 avec une collection de panneaux acoustiques baptisés « Obersound ». Patrick Norguet, Christian Lacroix, Rodolphe Parente ou encore Patrick Jouin ont suivi en collaborant avec les diverses marques d’Ober Surfaces. Un positionnement que le groupe entend réaffirmer dans les années à venir et – qui sait ? – traverser un nouveau centenaire…